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MANIFESTE
parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant
d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée
d'un père et d'une mère.
Le
mariage et l'adoption d'enfants par deux personnes du même sexe
sont, déjà, au cœur du débat politique. Portées par certains,
ces revendications seront des enjeux majeurs lors des élections
de 2007.
Les
premiers députés et sénateurs signataires, membres de l'Entente
parlementaire s'opposent à ces revendications dans l'intérêt
supérieur de l'enfant.
Le
déni de la différence sexuelle, du sens de la procréation et
de la filiation laisse entendre que le désir d'avoir un enfant
serait suffisant pour devenir "parent". Ainsi, la promotion
de l'adoption par des partenaires de même sexe, de la procréation
médicalement assistée, du "tourisme procréatif" et de la gestation
pour autrui se répand. Cette promotion est en totale contradiction
avec le Code civil, le droit de la famille, avec les textes
internationaux signés par la France et avec les principes universels
d'indisponibilité et de non-patrimonialité du corps humain et
de ses éléments.
L'État
et le législateur n'ont pas à ériger en normes ce qui relève
de la vie privée et des choix individuels. C'est pourquoi, la
République protège la liberté individuelle tout en excluant
toutes les formes de communautarisme.
À
propos de "l'égalité des droits" : le discours en faveur
de la possibilité de "produire de l'enfant hors sexe" repose
sur le fait que les partenaires de même sexe, placés parmi les
partenaires "stériles" seraient en droit de réclamer des réparations
: le droit à l'enfant est alors présenté comme un dû. Or, ces
personnes ont choisi une vie sans possibilité d'enfants ; qu'ensuite,
ils souhaitent avoir à la fois le lien et les enfants que ce
lien exclut est, sans doute, une contradiction douloureuse mais
la Société ne peut l'accepter sans remettre en cause les repères
sur lesquels elle est fondée et sur lesquels elle construit
son avenir.
À
propos des "discriminations" : sous prétexte de lutter contre
une discrimination, il ne serait pas acceptable d'en créer une
autre entre les enfants. Il serait, en effet, établi par la
loi que certains enfants pourraient grandir sur le socle de
la relation à deux parents – homme/femme – père/mère – et que
d'autres seraient privés de cet atout, privés de ce lien fondamental
reposant sur la lisibilité de leur filiation et sur le modèle
de l'altérité. En tout état de cause, le principe de précaution,
inscrit dans notre Constitution, s'impose.
Il
ne nous paraît pas conforme à l'intérêt de l'enfant de permettre
son inscription dans une filiation qui ne serait pas structurée
sur l'altérité sexuelle des parents, et ce au risque de rendre
sa généalogie incohérente et de l'exposer dangereusement à des
difficultés d'identification et de structuration de sa personnalité.
Pour
l'Entente parlementaire, les coordinateurs
Jean-Marc NESME, député de Saône-et-Loire,
Bernadette DUPONT, Sénateur des Yvelines,
Pierre-Christophe BAGUET, député des Hauts de Seine.
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